H.G. Wells - La Machine à explorer le temps

Publié le par Calliope

Edition : Folio SF – N°73 – 155 pages  Machine explorer temps

ISBN : 978-2-07-042077-3

Date : 1895

 

Quatrième de couverture

 

« Je vis des arbres croître et changer comme des bouffées de vapeur ; tantôt roux, tantôt verts ; ils croissaient, s’étendaient, se brisaient et disparaissaient. Je vis d’immenses édifices s’élever, vagues et splendides, et passer comme des rêves. Toute la surface de la terre semblait changée – ondoyant et s’évanouissant sous mes yeux. Les petites aiguilles, sur les cadrans qui enregistraient ma vitesse, couraient de plus en plus vite. Bientôt je remarquai que le cercle lumineux du soleil montait et descendait, d’un solstice à l’autre, en moins d’une minute, et que par conséquent j’allais à une vitesse de plus d’une année par minute ; et de minute en minute la neige blanche apparaissait et s’évanouissait pour être suivie de la verdure brillante et courte du printemps. »

 

Avis

 

Une chose est sûre, ce n’est pas pour la couverture, que je me suis dirigée vers ce roman. Non, c’est bien pour sa renommée de classique SF. Après La guerre des mondes, j’ai eu envie de connaître les autres ouvrages de l’auteur « considéré comme le père fondateur de la science-fiction contemporaine » comme le rappelle la quatrième de couverture.

Comme il s’agit d’un récit rapporté, on sait que le narrateur (qui n’a  pas de nom) s’en est sorti, mais son escapade en « l’an de grâce 802 701 » demeure au reste angoissant.

Le personnage nous explique d’abord ce qu’est la quatrième dimension, explication plausible d’ailleurs, avant de mettre la théorie en pratique, c’est-à-dire, voyager dans le temps.

Le monde ressemble à un paradis où la nature est parsemée de quelques édifices. Un peuple vit encore, les Eloïs, gentils petits personnages, oisifs et au langage simpliste. L’Explorateur les suit pour les étudier, temps suffisant pour se faire enlever sa machine. Il découvre alors l’existence d’un autre peuple, souterrain et passablement effrayant.

Le suspense m’a tenu en haleine, en me demandant comme le héros allait s’en sortir.

A travers le roman, on sent une réflexion bien pessimiste sur l’avenir de notre société,car ici nous sommes arrivés à l’extrême limite d’un certain système.

Un très bon livre, qui même refermé me fait frissonner et me fait craindre l’obscurité.

 

Note 

Publié dans Fantasy - SF

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