Mary W. Shelley - Frankenstein
Edition : LDP n°3147
Pages : 239
Date : 1818
ISBN : 978-2-253-09844-2
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Quatrième de couverture
Lorsqu'en 1817, en villégiature au bord du lac Léman avec son mari, le poète Shelley, et leur illustre ami Byron, une jeune femme de vingt ans entreprend d'écrire ce roman, ni elle ni ses proches ne peuvent imaginer qu'il deviendra un des plus grands mythes de la littérature mondiale, auquel, un siècle après, le génie de l'acteur Boris Karloff devait donner un inoubliable visage.
Mais, paradoxalement, le succès même de l'oeuvre a contribué à en masquer le souvenir derrière l'arsenal souvent factice du cinéma d'épouvante. C'est pourquoi il faut lire ou relire, sous sa forme originelle, la confession du docteur Frankenstein, et l'aventure tragique qui, commencée dans une paisible université suisse, le mènera dans les glaces de l'Arctique, où s'enfonce le monstre auquel il a donné la vie...
Renouant d'inctinct avec des thèmes universels - le golem, l'apprenti sorcier, et à bien des égards, l'histoire de Faust -, anticipant des questions encore très actuelles sur la "part maudite" de la science, ce roman est ausssi le drame d'une créature consciente, qui se sait privée de l'humanité et de la grâce. La haine qu'elle vouera à son créateur ne fait que refléter un infini désespoir.
Mon avis
Encore un livre découvert au lycée, et qui fut mon unique lecture en V.O. Un jour peut-être, je me lancerais véritablement dans la lecture en anglais d'autres ouvrages, mais la peur de ne pas comprendre m'arrête.
Donc oui, pour le cours d'anglais (l'oeuvre était à commenter à l'oral au bac), j'avais enfin découvert le mythe de Frankenstein et de son horrible créature.
C'est juste tout bonnement fantastique ! Je compatis totalement à la douleur de cette créature, je n'ai fait que la plaindre et son récit m'a beaucoup émue. Quant à Victor, le savant maudit, j'ai beaucoup moins partagé son tourment, il s'est détourné aussitôt son invention accomplie. Il n'a vu que l'apparence repoussante au lieu d'un être aussi pur qu'un enfant. Bien sûr le "monstre" méprisé et craint par tous à cause de sa différence finira par être véritablement mauvais et je le comprends quelque part, sans bien sûr approuver.
Les paysages ont une grande importance, tantôt sublimes, tantôt sinistres et toujours majestueux, ils inspirent joie, mélancolie ou effroi au narrateur. Il a voulu se faire l'égal d'un dieu et n'a récolté que drames et tragédies. Cela fait réfléchir sur les progrès de la science et sur son éthique.
J'ai hésité sur la catégorie dans laquelle placer le roman : il est considéré comme le premier livre de science-fiction, mais il a aussi des influences gothiques. En passant, il y a deux figures féminines, douces, vertueuses, vouées à être des victimes collatérales.
Pour trancher, j'ai préféré le mettre dans le fantastique, mais dans tous les cas, sa lecture est indispensable !