H.G. Wells - La guerre des mondes
Edition : Folio – N°185 – 286 pages 
ISBN : 978-2-07-030855-3
Date : 1898
Quatrième de couverture
La guerre des mondes s’est hissé depuis longtemps au rang de ces œuvres exceptionnellement rares, écrites par des hommes dont on n’a même plus besoin de rappeler le nom, qui ont transcendé leur origine littéraire pour devenir des mythes fondateurs, des histoires archétypales de notre inconscient collectif, tout aussi publiques que n’importe quel fait historique, et légitimement adapté dans d’innombrables versions au gré des peurs et de l’esprit du temps.
Avis
La science-fiction n’est pas un genre qui m’attire au premier abord, mais je devais lire ce chef-d’œuvre et je n’ai pas été déçue.
Le narrateur est un homme intéressé par l’astronomie et découvre près de chez lui un appareil provenant de Mars. Cet engin attire les badauds, mais quand des tentacules émergent, c’est l’affolement général et encore plus quand le Rayon ardent est employé.
Ne connaissant que des films SF dont l’action se déroulait généralement à notre époque, une invasion martienne à l’aube du 20e siècle est plutôt surprenante.
J’appréhendais beaucoup d’explications techniques ou une histoire tirée par les cheveux mais pas du tout ! L’invasion est rendue très plausible au contraire !
Le narrateur explique bien sûr comment les martiens envahissent progressivement la campagne et se dirigent droit vers Londres ; il décrit aussi les vains efforts de l’armée pour tenter d’enrayer la menace. Mais ce qui me plait dans le roman, c’est la survie du héros, séparé de sa femme, qui cherche à connaître le déroulement de la guerre et l’effondrement de la société suite à cette catastrophe.
Si la fin peut paraître facile, elle est en fait très probable mais je ne peux en dévoiler plus à ce propos…
Au-delà du roman, on peut remplacer les martiens par des peuples terriens qui en ont envahi d’autres, qui ont semé la panique et la terreur avec leur force militaire bien plus puissante et effrayante. Ce n’est pas seulement une histoire inventée de toute pièce, c’est aussi le reflet d’une réalité qui s’est produite et qui continue encore aujourd’hui.
Note