La planète des singes
Auteur : Pierre Boulle
Année : 1963
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Ulysse Mérou, journaliste s'embarque pour un voyage lointain, direction la région de Bételgeuse. A bord du vaisseau spatial, deux autres hommes : le professeur Antelle, puits de science et son second, Arthur Levain.
Ensemble, ils découvrent une planète qui ressemble étrangement à la Terre qu'ils ont laissé derrière eux et la baptisent Soror.
Très vite, ils s'aperçoivent que Soror est peuplé d'humains. Ressemblant physiquement aux explorateurs, ils sont étonnaments différents dans leur comportement, agissant comme des bêtes.
Car les humains ne contrôlent pas la planète, mais une autre race...
Ce roman, court et passionnant, inverse les rôles : les singes ont acquis une humanité et les hommes ne sont plus que des animaux et même moins (aucune hiérarchie ne les gouverne par exemple).
La planète des singes est aussi une critique de la pensée selon laquelle seule l'homme est capable de penser, d'avoir une conscience et de ressentir des émotions telles que la pitié.
Ulysse, capturé et testé dans un laboratoire, doit donc prouver qu'il n'est pas une créature savante mais possède une humanité.
La recherche des origines de la société simienne débouche sur un constat affligeant. Les hommes passent pour des êtres lâches et fainéants.
Et la fin du roman n'est pas pour rassurer. Si Ulysse s'est cru capable de ressusciter sa race, c'est bien en vain.
Comme il relate après coup ses aventures, difficile de s'inquiéter pour lui. Ulysse rassure dès le début le lecteur sur ce point (c'est l'humanité qui est en danger, et non lui seul; Ulysse n'est que le témoin).
A ce propos, il est facile de deviner qui sont Jinn et Phyllis, (ils recueillent son témoignage), ce qui enlève un peu de la suprise finale.
Pendant que le film de Rupert Wyatt est encore à peu près frais, je dirais qu'il est moyen.
La bonne idée est d'inclure la maladie d'alzheimer dans l'histoire, thème bien contemporain. L'autre bonne idée est que le personnage principal soit César, le singe par qui tout arrive. Pour le reste, c'est plutôt décevant. Le scénario est un brin simpliste. Si la première partie est longue, la seconde, certes spectaculaire (la bataille sur le Golden Gate ne sert qu'à en mettre plein les mirettes), n'est pas extraordinaire et vite expédiée.