Une semaine de cinéma
Cette semaine aura été riche en films (j'ai un peu rien d'autre à faire là) (à part lire) alors au lieu de faire un billet pour chaque, on va faire un petit récap'. Attention, c'est très varié mais en plus je les ai tous aimé, voire adoré, quelle chance !
Le Corbeau 
Dans un village, ici ou ailleurs, un mystérieux personnage envoie des lettres remplies de révélations scandaleuses. Premier visé, le docteur Rémy Germain (Pierre Fresnay), accusé d’adultère avec la femme (Micheline Francey) d’un confrère, Vorzet (Pierre Larquey).
Faire de la délation un sujet de film en 1943… C’est plutôt osé et Henri-Georges Clouzot parvient à instaurer un climat de suspicion très fort où tous les habitants touchés par le corbeau se méfient les uns des autres. Il n’y a qu’à voir la nonne soupçonnée poursuivie jusque chez elle par la foule.
Rien qu’avec des lettres, le corbeau va provoquer des drames. Palpitant.
Beetlejuice
Deux jeunes défunts (Alec Baldwin & Geena Davis) tentent de déloger les nouveaux occupants de leur maison après qu’ils aient osé la dénaturer. Hélas, la petite famille ne se laisse pas impressionner ! Désespérés, le couple fait appel à un spécialiste, Betelgeuse (prononcez Beetle Juice) : ils vont le regretter.
Burton fait du Burton, c'est-à-dire qu’on retrouve son univers particulier, morbide merveilleux mais rigolo. Ainsi que des personnages plutôt spéciaux. Avec en tête ce fameux Beetle Juice (Michael Keaton) qui aurait pourtant mérité plus de place et accentuer encore son côté subversif. La belle-mère (Catherine O’hara) a des goûts bien particuliers et Lydia (Winona Ryder) est charmante en ado branchée macabre.
Bon, le film a pas mal vieilli, mais pour 1988 les effets spéciaux sont plutôt bons et les maquillages étonnants (Un Oscar en 89 d’ailleurs). Délirant.
Raging Bull
Scorsese (1980) nous fait un biopic sur Jake La Motta, célèbre boxeur des 40’s qui s’est frotté à Sugar Ray Robinson et Marcel Cerdan. La boxe c’est pas tellement mon dada, je connaissais de nom, mais sans plus.
De Niro est épatant dans son rôle que ce soit à l’apogée de sa carrière ou dans sa déchéance (c’est dingue de le voir avec 30 kg de plus). J’ai découvert un homme aussi talentueux que fou et parano. Point noir : un poil longuet. Mais percutant.
The Fall
Alexandria (Catinca Untaru, confondante de naturel), 5 ans, en rétablissement à l’hôpital rencontre Roy (Lee Pace, miam), jeune cascadeur suicidaire. Celui-ci se met à lui raconter des histoires et surtout l’épopée d’un groupe d’hommes qui veulent se venger du gouverneur Odieux.
On voit alors ce que la petite imagine. C’est là le point fort du film que j’aurais adoré voir au cinéma tellement je l’ai trouvé beau sur ma T.V. Ça devait être à couper le souffle ! Tarsem Singh (2006) m’a bluffé sur ce coup. Dès le générique j'étais sur le popotin ! C’est beau, épique, poétique et même drôle parfois.
Eblouissant !
(je me le prendrais bien en DVD...) (pour le jour où j'aurais ma salle de projo)
Le Secret des poignards volants (House of Flying Daggers, 2004)
Depuis Tigre et Dragon (dont j’ai peu de souvenirs) et La cité interdite (ahurissante et aussi de Zhang Yimou), je n’ai pas vu d’autres films asiatiques. Et c’est bien dommage !
La dynastie Tang décline et doit faire face à des rebelles dont la maison des Poignards Volants.
Une jeune femme aveugle (Zhang Ziyi) est capturée par des soldats. Les capitaines Leo (Andy Lau) et Jin (Takeshi Kaneshiro) espèrent qu’elle les mènera jusqu’à la cachette de la faction.
Trahison, double jeu, triangle amoureux tragique et surtout des combats incroyables dans des lieux toujours superbes ; mention spéciale à celui dans la forêt de bambous.
J’adore ce mélange de combat et de romance sur fond historique. Ce visionnage m’a vraiment donné envie d’en voir plus ; j’ai hâte de voir Hero (encore de Yimou !). Sublime.