Gustave Flaubert - Salammbô
Edition : Folio n°4205
Pages : 426
Date : 1862
ISBN : 978-2-07-030878-1
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Quatrième de couverture
Il arriva juste au pied de la terrasse. Salammbô était penchée sur la balustrade; ces effroyables prunelles la contemplaient, et la conscience lui surgit de tout ce qu'il avait souffert pour elle. Bien qu'il agonisât, elle le revoyait dans sa tente, à genoux, lui entourant la taille de ses bras, balbutiant des paroles douces ; elle avait soif de les sentir encore, de les entendre; elle ne voulait pas qu'il mourût ! A ce moment-là, Mathô eut un grand tressaillement; elle allait crier. Il s'abattit à la renverse et ne bougea plus.
Mon avis
Décidemment, Flaubert n'est pas un auteur qui m'aura emballé. J'avais apprécié moyennement Madame Bovary et L'Education sentimentale, il en est de même pour ce dernier roman. Car oui, je n'en lirai pas d'autres (je pense à Bouvard et Pécuchet surtout), ses histoires ne m'emportent jamais vraiment.
Avec Salammbô, on change de décor, on part pour l'orient antique et plus précisément pour la cité de Carthage. Comme d'habitude, ça déborde de beauté, de richesse, bref d'extravagance. Ca fait rêver mais à force, ça fait trop.
Si le titre du roman porte le nom d'une femme, il n'en est guère question... Fille d'Hamilcar et soeur du jeune Hannibal, Salammbô est dévouée à sa déesse Tanit. Très belle, évidemment, elle est pas mal candide mais remplit parfaitement son rôle d'héroïne de tragédie.
Mathôs, un Barbare, tombe amoureux d'elle. Amour impossible puisque la guerre s'en mêle. D'ailleurs j'ai énormément survolé le livre parce que le récit de batailles ne m'a pas du tout intéressée. Un coup Carthage gagne, un coup ce sont les Mercenaires, et chacun y va de sa barbarie.
J'ai quand même tenu à finir le roman pour savoir comment s'achèvent les destins du couple. Sans cette curiosité, je crois que j'aurais abandonné au tiers.
Je ne peux en parler plus parce que franchement, je suis restée de marbre tout du long. Mais je peux résumer en trois mots : dédadent, atroce, ennuyeux.