Carlos Ruiz Zafon - L'Ombre du vent
Edition : Livre de Poche n°30473
Pages : 626
Date : 2001
ISBN : 978-2-253-11486-4
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Quatrième de couverture
Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon -Daniel Sempere, le narrateur- dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant est ainsi convié par son père à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y "adopter" un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets "enterrés dans l'âme de la ville" : L'Ombre du vent.
Mon avis
Six mois après que ce roman ait fait le tour de la blogosphère au moins trois fois, voilà que j'arrive avec mon petit avis ! Mieux vaut tard que jamais, mais j'avoue que la littérature contemporaine ne m'a jamais vraiment attirée. Pourquoi, je n'en sais rien... Et puis je suis tellement occupée par le grand challenge de ma vie (lire tous les classiques possibles et imaginables) tout en continuant à découvrir polar et fantastique, qu'il n'y a plus trop de place pour ce genre.
Néanmoins, la critique de la communauté virtuelle m'a poussée à découvrir ce roman et je peux dire que je n'ai pas été déçue.
L'Ombre du vent est une très jolie balade dans une Barcelone encore troublée, belle, mystérieuse mais blessée avec des lieux excitants comme la librairie. Au contraire, la villa des Aldaya inspire le malaise et la chapellerie n'est guère rassurante.
L'enquête du jeune Daniel sur la vie pleine d'ombres de l'écrivain Julian Carax est passionnante; j'ai suivi avec une attention grandissante l'histoire de ce petit garçon qui aimait raconter des choses effrayantes et au destin tragique. Il y a quelques liens avec celui de Daniel que j'ai apprécié également en suivant son évolution à travers son enquête mais aussi ses expériences et ses rencontres. Parmi elles, j'ai a-do-ré Fermin, puits de connaissance, de débrouillardise et de drôlerie.
Mais il y en a plein d'autres comme le bibliophile Barcelo et sa troublante fille Clara. Troublante aussi est Nuria Monfort dont je ne soupçonnais pas l'importance. Par contre, là où je suis fière, c'est que j'ai découvert tout de suite qui était Lain Coubert, l'homme effrayant qui tente d'effacer l'oeuvre de Carax. Un autre bien plus effrayant, c'est Fumero, l'inspecteur bien connu pour ses talents de tueur. Evidemment, j'en oublie plein, comme Béa et le muet Tomas, M.Federico, Jacinta, et même le vieillard libidineux, ils m'ont tous charmé tout comme le portier du Cimetière des Livres Oubliés (j'adorerais m'y promener pendant des heures et même planter ma tente !).
Pour résumé, j'ai passé une superbe semaine en compagnie de ce roman sur l'amour des livres.