Bret Easton Ellis - American Psycho

Publié le par Calliope

Edition : 10/18  N°3773American psycho
Pages : 516 

Date : 1991

ISBN : 978-2-264-03937-8

  →  

 

Quatrième de couverture

 

« Je suis créatif, je suis jeune, […] extrêmement motivé et extrêmement performant. Autrement dit, je suis foncièrement indispensable à la société ».

Avec son sourire carnassier et ses costumes chics, Patrick Bateman correspond au profil type du jeune Yuppie des années Trump. Comme ses associés de la Chemical Bank, il est d’une ambition sans scrupules. Comme ses amis, il rythme ses soirées cocktails de pauses cocaïne. A la seule différence que Patrick Bateman viole, torture et tue. La nuit, il dévoile sa double personnalité en agressant de simples passants, des clochards, voire un ami. Mais il ne ressent jamais rien. Juste une légère contrariété lorsque ses scénarios ne se déroulent pas exactement comme prévu…

 

Mon avis

 

(Je pensais ne jamais me servir de ce smiley, mais il faut un début à tout)

Il m’est arrivé la pire chose que puisse subir un lecteur face à un livre : l’ennui. Et l’agacement aussi.

J’attends d’un livre qu’il fasse marcher mon imaginaire, aimer des personnages, me plonger dans un autre monde.


Pour la plongée dans un autre monde, c’est réussi : Bateman dont le métier un peu flou (il gère un portefeuille, et ça lui laisse beaucoup de temps libre) est un homme riche. Il est fou de son bronzage, de son corps, de ses cheveux (bon, là je dis trop rien…) et détaille tout ce qu’il possède, mange et ce que les autres portent. Au bout du 39e costume croisé et du 16e chemisier en soie Ralph Lauren, j’ai d’ailleurs commencé à lire en diagonale, quand je ne coupais pas mes pointes fourchues en même temps que je lisais. C'est dire mon degré d'implication.

Effectivement sortir tous les soirs dans les restos les plus branchés, ainsi que faire un concours de la plus belle carte ne fait pas du tout partie de mon quotidien ; j’ai de la chance.

Bref, aucune chance de s’attacher à Bateman, ni même à aucun de ses collègues et amis qui sont tous à côté de la plaque et ne réagissent même pas quand Bateman leur parle de la nana qu’il a massacré hier soir. Peut-être est-ce à cause de la drogue qui circule beaucoup.


J’ai longtemps hésité entre jeter le livre et lire jusqu’au bout, histoire de savoir s’il sera quand même arrêté. Une fois arrivée à la moitié (comment ais-je fait ?!), autant continuer me suis-je dit. Ce fut difficile : je voyais ma PAL me faire de l’œil, avec deux livres tous frais que je mourais d’envie d’ouvrir. Mais non, j’ai fait preuve de persévérance, à moins que ce ne soit du masochisme !


En parlant de ça, je tiens à prévenir les âmes sensibles et même celles qui le sont moins. J’en ai lu des trucs dégueu mais certaines descriptions, surtout celle aux environs des p.400 est hard. J’ai senti quelque chose remuer dans mon estomac, c’est dire. Attention aussi p. 430 et 450.


Sur la fin, j’étais moi-même dépassée, trouvant l’histoire invraisemblable : quoi, on peut tuer des gens en plein New York sans rien craindre ? Tout l’entourage de Bateman est-il trop bête, trop focalisé sur le paraître et l’avoir pour rien remarquer ? Est-ce qu'on peut réellement se méprendre toutes les 5 min sur l'identité d'une personne ?

Pour une fois, je me suis dit que j’aurais mieux fait de regarder le film, ça m’aurait évité de perdre trois jours !

 

Publicité

Publié dans Policier - Thriller

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
<br /> ce livre moisi sous ma PAL, je sais qu'il me sera surement difficile de le lire d'une traite d'où mon hésitation<br /> <br /> <br />
Répondre
P
<br /> ca fait très longtemps que je dois le lire<br /> <br /> <br />
Répondre