Alexandre Dumas - La reine Margot
Edition : Pocket N°3727
Pages : 668
Date : 1845
ISBN : 978-2-266-04336-6
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Quatrième de couverture
18 août 1572. Le Louvre est en fête : on y célèbre les noces de Marguerite de Valois, sœur du roi Charles IX, et d’Henri de Navarre, le futur Henri IV. Mais sous la liesse, l’intolérance ; sous la joie, la haine entre catholiques et protestants.
Six jours plus tard, le 24, au signal donné par le tocsin de Saint-Germain-l’Auxerrois, des milliers de huguenots, venus à Paris pour les noces, sont sauvagement massacrés. La nuit de la Saint-Barthélemy prend alors les couleurs des flammes qui dévorèrent Troie, Carthage ou Rome…
Dans cet opéra de feu et de sang qu’est "La Reine Margot", apparaissent les massacreurs et les massacrés, le peuple fanatique et les princes avides de pouvoir. Mais se détache surtout l’inoubliable figure de Margot, la reine qui lutte pour sauver son amant La Mole, qu’un destin fatal conduit, avec son ami, le fier Coconas, entre les mains du bourreau, place de Grève.
Mon avis
Dumas a un don pour nous transporter à travers les siècles, et plus précisément en plein milieu des troubles qui secouaient alors la France et qui devaient déboucher sur le tristement célèbre massacre des huguenots.
C’est d’abord étrange de lire un roman où les protagonistes sont des personnages ayant vraiment existé, et plus encore quand ils sont royaux. Mais Dumas réussit à nous faire entrer dans un Louvre magnifique qui regorge de passages secrets et autres cachettes chères aux amants et aux conspirateurs.
Car il ne fait pas bon de fréquenter le Louvre : complots, alliances, crimes, voilà le quotidien de ses royaux occupants dont Catherine de Médicis est la meilleure représentante.
C’est la grande méchante du roman, celle qui échafaude des plans machiavéliques pour que Henri de Navarre ne puisse jamais accéder au trône de France. L’idée que la dynastie des Valois s’éteigne lui est insupportable. Ses deux fils François d’Alençon et Henri d’Anjou ne sont pas en reste et convoitent également le titre de roi. Quant à l’actuel, il est très influencé par la reine mère… Mais Henri sait qu’il peut compter sur sa femme, loyale, qui s’est ralliée à sa cause, même si tant d’intrigues induisent forcément des dommages collatéraux.
Au-delà des ambitions politiques de chacun se trouve l’amour, dispensé par les amants. La belle madame de Sauve que Henri va si souvent retrouver mais surtout deux beaux gentilshommes : La Mole et Coconas. Il est difficile de ne pas s’attacher à ces deux personnages qu’une solide amitié unit. L’un est dévoué, fidèle tandis que l’autre est fier et insolent. Malgré eux, ils se retrouveront emportés dans les intrigues de cour. La quatrième de couverture nous dit déjà ce qu’il adviendra ce qui est un peu dommage.
Evidemment, pour rendre le tout romanesque, l'écrivain s'est permis quelques libertés ce qui fait que je me demande parfois ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas.
En dépit de ceci, Dumas est un vrai page turner (j’ai entendu ça il y a peu, j’en profite pour le ressortir !) : c’est tellement bien écrit, bien ficelé qu’on s’y croirait et il peint des personnages fort attachant qu’on suit sans peine dans leurs aventures.