Poppy Z. Brite - Ames perdues

Publié le par Calliope

Edition : Folio SF n°261amesperdues

Pages : 479

Date : 1992

ISBN : 978-2-07-033885-6

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Quatrième de couverture

 

A quinze ans, Nothing, adolescent rebelle et mal dans sa peau, s'enfuit de chez ses parents. Sa route croise celle des Lost Souls, créatures étranges, vêtues de noir, qui boivent une liqueur au goût de sang. Insatiables, sensuels, sauvages, ce sont des prédateurs sans loi qui n'obéissent qu'à leurs instincts. Avec Molochai Twig et Zillah, Nothing part en quête d'amour, de sexe et de violence au son de longs riffs lancinants dans les boîtes punk de la Nouvelle-Orléans et découvre la vérité sur ses origines...

 

Mon avis

 

Le vampire dans toute sa splendeur : dépourvu de toute moralité, il transgresse les règles pourvu que son plaisir personnel soit satisfait immédiatement. Tout du moins c'est le cas du trio que forment Molochai Twig et leur chef Zillah aux yeux verts hypnotiques. Toujours en train de boire, fumer et saigner le premier qui passe. C'est sur eux que tombe Nothing qui est moins cruel que ses nouveaux "amis" mais qui s'engage dans une mauvaise voie avec eux, bien qu'il n'ait pas trop le choix. Christian, autre vampire, plus vieux, plus sage d'une certaine façon, incarne le solitaire, pour qui j'ai eu de l'affection.

Soyons rassurés, il n'y a pas que les vampires qui se permettent des actes répréhensibles (inceste, viol, meurtre et j'en passe), les humains aussi. On suit donc la trajectoire de deux nos congénères, deux musiciens, Steve et Ghost, qui finira par croiser celle de ces personnages inquiétants et dangereux. J'ai beaucoup aimé Ghost, le "médium"  qui sent et voit des choses et lit dans les pensées d'autrui. Bref un don qui peut aider mais qui le rend un peu à côté de la plaque. Néanmoins une amitié intense unit ces deux garçons qui vont devoir se lancer à la poursuite de Zillah.

 

Bon je n'en dis pas plus, mais c'est une histoire intéressante, cruelle et crue qui parle d'une jeunesse désenchantée, sombre et hantée. On fréquente les clubs gothiques animés aux sons de Bauhaus, Cure etc. Et puis le fantastique apparaît, sans être surprenant avec ces créatures de la nuit. Le tout saupoudré d'un peu de poésie qui n'est pas pour déplaire; ça contrebalance les horreurs qui se déroulent sous nos yeux.

Quelques moments un peu longuet dans le dernier tiers du livre mais j'en retiens une bonne impression générale, un bon souvenir.

Publié dans Fantastique

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