La femme au collier de velours

Publié le par Calliope

Auteur : Alexandre Dumas Femme au collier de velours
Date : 1851
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Quatrième de couverture

1793, année noire. C’est le règne de la Terreur. L’ombre de l’échafaud plane sur Paris. Et celle du diable n’est pas loin…
Il s’appelle Hoffmann. Il a quitté l’Allemagne pour monter à l’assaut de ses rêves. Car il en est convaincu : le monde est un théâtre et Paris est sa scène. Et si le décor avait un envers ? Pire que dans un conte ! Amours vénales et vénéneuses, rencontres magiques et terrifiantes, ivresse et folie du jeu !
A-t-il rencontré Arsène, la danseuse, la danseuse au collier de velours ? A-t-il déversé des flots d’or à ses pieds ? L’a-t-il bien vue dans la nuit, pleurant Danton, son amant guillotiné ?
Une chose est sûre : deux fois parjure au serment qu’il avait fait en quittant son pays, Hoffmann a vendu son âme et sacrifié ceux qu’il aime…

Mon avis

Dumas n’hésite pas à mettre en scène Ernest Théodore Hoffmann, oui oui le compositeur et  l’écrivain d’œuvres fantastiques. Ce qui n’est pas anodin car son aventure est véritablement fantastique.
Alors qu’il aurait pu vivre une histoire d’amour simple et pure avec l'angélique Antonia, Hoffmann ne peut résister au chant de sirène de Paris.
 Cette capitale me fait penser à Las Vegas, La Sin City de l’époque avec ses femmes légères, le jeu, la décadence du luxe… et la mort bien sûr avec la Terreur pour toile de fond. Première victime, la comtesse du Barry guillotinée effectivement en 1793, événement qui remue profondément le héros. Héros qui succombe au charme envoûtant d’Arsène et qui oublie ses amis et ses promesses, obnubilé par le désir que lui inspire cette femme amoureuse de l’or, au collier fermé par une guillotine (détail qui a son importance). Ce personnage est peu présent, tout se concentre sur Hoffmann.  Ah on est loin de ses envies de découvrir la capitale sous un angle artistique !

J’ai bien aimé ce court récit (ben oui, Dumas ne fait pas que des pavés !). Cette part de fantastique avec l’attraction qu’exerce sur tous la danseuse Arsène et cette fin étrange et folle. Ou ce docteur à la tabatière ornée d’une tête de mort qui peut apparaître dans la fumée ; on ne sait de ce fait si le personnage central a une hallucination ou si ce qu’il vit est réel. On navigue entre ces deux états tout le long du récit bien mené.

Publié dans Fantastique

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