Jules Amédée Barbey d'Aurevilly - Le Chevalier Des Touches

Publié le par Calliope

 

Edition : Livre de Poche n°21035Chevalier des touches

Pages : 171

Date : 1864

ISBN : 978-2-253-08216-3

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Quatrième de couverture

 

Un jour de décembre, quelques années avant la révolution de 1830, dans une petite ville du Cotentin, plusieurs amis se réunissent pour leur causerie du soir et, tès vite, l'un d'entre eux évoque la rencontre qu'il vient de faire : celle du chevalier Des Touches, un héros de la chouannerie. Mais le chevalier n'est-il pas mort ? Ce soir-là, on remonte le passé et, devant ses amis, mademoiselle de Percy, qui y participait, raconte l'expédition des douze : l'enlèvement de Des Touches, prisonnier à Coutances, par ses compagnons d'armes [...].

 

Mon avis

 

Dans ce court roman, Barbey fait revivre la chouannerie à travers le personnage de Des Touches, qui a réellement existé mais en a fait un héros bien plus important. On ne peut pas dire que cette période de l'Histoire soit celle qui m'emballe le plus et heureusement que ce fut court car l'histoire, assez simple du reste, ne m'a guère passionnée.


Mlle de Percy raconte, et revit la période chouanne avec l'expédition qui devait libérer le chevalier, capturé par traîtrise. La narratrice, comme son public, regrette ce temps de batailles qui a finalement vu la défaite des royalistes. On découvre donc comment Des Touches a été sauvé grâce à la bravoure, l'audace et la ruse de ces hommes (et cette femme) qui aimaient cet homme fort, beau mais au coeur sec, quoique emplit de vengeance, qui ne vivait que pour guerroyer.

A côté de la guerre, il y a aussi l'amour, avec Aimée de Spens, la "vierge-veuve" dont le fiancé meurt mais qui rougit de façon inexplicable à la mention du chevalier Des Touches. Là encore, je suis restée plutôt insensible à son sort de belle plante qui n'aura pu goûter au bonheur. Et quant à l'explication sur cette rougeur, je la trouve moyennement crédible surtout quand on sait dans quel état est celui qui la donne.

Je comprends que la petite assemblée soit mélancolique de ce temps révolu, ils étaient animés, ils se sentaient vivants et aujourd'hui, ils ne sont plus que dans le souvenir, vieillissants et décrépits. Pourtant je suis restée de marbre ou presque, n'ayant réussit à ne m'attacher à quiconque.

Publié dans En français

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Elsinka 01/03/2011 10:40



Ooooh, moi ce livre, je l'avais adoré. :D Non que je m'intéresse à la chouannerie, mais Barbey a vraiment une très belle plume. Peut-être serais-tu plus sensible à ses Diaboliques ? Ce
sont des nouvelles qui tendent vers le fantastique.



zarline 03/12/2010 10:00



Re... Petit message pour te dire que tu es taguée chez moi: http://unmomentpourlire.blogspot.com/2010/12/tag-relais-de-lamitie.html Bon week-end!



zarline 30/11/2010 09:30



Je suis Suisse donc je déclare être pardonnée de ne pas tout connaitre de la chouannerie ;-) Par contre, je note le Balzac, surtout que de cet auteur, je n'ai lu que Le Père Goriot, que j'ai aimé
en passant, et que ça sera une bonne occasion de relire cet auteur et de me "kulturer". Bonne journée Calliope!



Calliope 30/11/2010 15:33



Tu es toute excusée ! Bonne journée à toi aussi !



zarline 29/11/2010 16:39



Jusqu'à ton billet, j'ignorais tout de la chouannerie et pourtant, je suis fan d'histoire (mais pas française si ça excuse un tout petit peu mon ignorance). Enfin bref, je mourrai moins idiote et
même si ce livre ne me tente que moyennement, peut-être que ça me ferait du bien



Calliope 29/11/2010 19:22



La chouannerie s'est plus concentrée du côté de la Vendée, peut-être es-tu loin de ce coin et puis bon on n'est pas obligé de tout savoir hein


Si tu veux un roman sur la chouannerie, il faut tenter Les Chouans de Balzac (qui se passe en Bretagne) qui je pense est mieux. Parce que oui, je
conseille des livres que je n'ai pas lu c'est nouveau !  Il faudra que je le lise quand même, tiens. Si Barbey n'a
pas réussi à m'intéresser, peut-être que Honoré s'en tirera mieux.