George R.R. Martin - Riverdream

Publié le par Calliope

Edition : J'ai lu n°8664Riverdream

Pages : 500

Date : 1983

ISBN : 978-2-290-00673-3

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Quatrième de couverture

 

Mississipi, 1857. Quel capitaine de vapeur sensé refuserait le marché de Joshua York ? Cet armateur aux allures de dandy romantique offre des fonds illimités pour faire construire le navire le plus grand, le plus rapide et le plus somptueux que le fleuve ait jamais connu. En échange de quoi ses exigences paraissent bien raisonnables : garder la maîtrise des horaires et des destinations, et, surtout, ne jamais à aucun prix être dérangé, dans sa cabine hermétiquement close, dont il ne sort qu'une fois la nuit tombée.

Voilà enfin l'occasion qu'attendait le capitaine Marsh, vieux loup de rivière aux proportions gargantuesques, pour relancer sa compagnie en perte de vitesse. Si ce formidable vapeur lui permet de coiffer ses concurrents au poteau, peu lui importe les lubies de l'étrange armateur. Jusqu'au jour où une vague de meurtres sanglants apparaît dans le sillage du Rêve de Fèvre...


Mon avis


Ca faisait longtemps que j'étais tombée sur une histoire de vampires et là, je dois dire que c'est de la bonne !

Le sud des Etats-Unis et ses bateaux à vapeur typiques du coin qui sillonnent les fleuves (du Mississipi entre autres). Ca tombe bien, je ne suis pas très bateaux, mais ceux à aube, je les trouve tout simplement magnifiques. Je me suis imaginée en train d'errer à bord, me promener sur les ponts, me restaurer dans le salon luxueux du Rêve de Fèvre, me reposer dans ma cabine et même prendre la barre et voir, sentir défiler le fleuve.

On visite Saint-Louis, La Nouvelle-Orléans du XIXe. L'époque de la traite des Noirs, un sujet qui me touche particulièrement, est bien décrite par l'auteur, on s'y croirait. Il trouve un certain écho au sujet des vampires. Le mythe du suceur de sang est un peu remanié d'ailleurs, il ne craint plus grand chose mis à part la lumière du jour.


On s'attache à Marsh et à sa passion pour la navigation, on vit avec lui les courses de bateaux ; c'est un personnage fort avec sa détermination, son acharnement même et son courage. On rêve avec lui du jour où il battra l'Eclipse, son concurrent direct.

Joshua est forcément irrésistible (tous les vampires sont fascinants !) avec son aura de mystère et son rêve d'idéal.

L'étonnante association et amitié entre les deux hommes les entraîneront au-devant de terribles dangers incarnés par Damon Julian, un vieux vampire impitoyable mais tout aussi incroyable. Entre les deux hommes se pose la question de la place et du statut du vampire  et où la solution se trouvera au terme d'un combat acharné.

Un beau roman qui mêle les mondes de la navigation, de l'Amérique esclavagiste et des vampires : un mélange et une ambiance détonnantes !

La seule chose qui m'a chiffoné, c'est la traduction. Bien sûr, le langage est familier, mais certaines tournures de phrase m'ont paru bizarre, mal formulées. Je mets ceci peut-être à tort sur le compte de la traduction...

Autre chose, le personnage sur la couverture me fait étrangement penser à Gary Oldman dans le Dracula de Coppola (sans doute est-ce dû aux lunettes !).

Publié dans Fantastique

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